Ions négatifs, ions positifs : comment démêler le vrai du faux ?

Une discussion récente avec ma nièce, brillante bachelière en section scientifique, m’a conduite à me pencher sur la question des ions négatifs et positifs et de leur impact sur chacun de nous.

En effet, alors que j’avais lu que des ions positifs étaient émis par les appareils électroniques comme le téléviseur, le pc… et étaient néfastes pour la santé, la jeune fille, perplexe, me rétorqua que les molécules de ces derniers, qui contiennent des ions négatifs et positifs en nombre égal, ont une charge neutre et ne « perdent » pas d’ions (positifs ou négatifs) et me renvoya à mes cours de physique-chimie de collège.

Ce que je fis !

Pour faire court, je vous propose un petit rappel de physique-chimie :

La matière est composée d’atomes, eux-mêmes formés d’un noyau entouré d’un nuage d’électrons. Ce noyau est constitué de deux éléments : les neutrons, de charge électrique nulle (neutre) et les protons de charge positive. Les électrons, quant à eux, sont de charge négative. La charge globale de l’atome est nulle, les charges positives des protons s’équilibrant avec celles négatives des électrons.

source image
Quand un atome perd un électron, sa charge devient alors positive : c’est un cation (ion positif). Quand un atome gagne un électron, sa charge devient alors négative : c’est un anion (ion négatif).

Là, je sens que je vous ai perdus, mais c’est presque fini 😉

Une molécule est un regroupement de plusieurs atomes identiques ou différents liés entre eux. Il se peut qu’une molécule soit constituée d’ions négatifs et positifs et que sa charge globale reste neutre comme par exemple pour le sel de table ou chlorure de sodium, formé d’ions positifs sodium (Na+) et d’ions négatifs chlorure (Cl-).

Sur ce point, ma nièce avait donc raison : les molécules qui constituent la matière contiennent des ions négatifs et positifs en nombre égal et ont une charge neutre.

Mais alors qu’en est-il des ions négatifs ou positifs contenus dans les molécules de l’air que nous respirons ?

Andrew Taylor Still, père fondateur de l’os­téopathie, disait : « Le mouvement, c’est la vie. » Et c’est ce mouvement qui, dans la nature, va être la source de production la plus impor­tante d’ions négatifs. Les vagues, le vent, les chocs divers entre les éléments naturels vont ainsi générer en continu des anions gazeux. L’air à proximité va donc être chargé de molécules qui ont une charge négative (ces fameux ions négatifs).

C’est pour cela que leur concentration est importante à côté des cascades, en bord de mer (les vagues s’écrasant contre les rochers) et quand il pleut. C’est ce qu’on appelle la triboélectricité. De même, ces ions négatifs sont produits par des effets électriques (la foudre qui tombe…), mais aussi par des rayons ultraviolets et cosmiques, notamment ceux qui agissent sur l’oxygène de l’air, par photosynthèse des plantes, à la montagne …

Dans la nature, les ions positifs, sont présents majoritairement à l’approche d’un orage, en milieu sec et en l’absence de végétation, mais aussi dans les zones où le radon est présent, c’est-à-dire là où se trouvent des roches granitiques (Bretagne, Alsace, Corse, Alpes, Massif central…).

C’est le physicien français Jean Bricard qui mit en évidence le fait qu’il y avait une relation entre l’état électrique de l’air et sa micropollution dès les années 1950.

A l’intérieur de notre habitat, les ions négatifs régressent au profit des ions positifs, majoritairement produits par nos appareils électriques ( champs électromagnétiques) et par l’absence de rayonnement solaire.

Ions négatifs : quel impact sur notre santé ?

Les études sur l’impact des ions négatifs sur la santé sont contrastées et variables selon les individus. Les ions négatifs absorbés lors de la respiration favoriseraient le passage, au travers des membranes cellulaires, de l’oxygène qui est ainsi mieux assimilé par le sang. L’évacuation de l’oxyde de carbone serait ainsi facilitée.

Quand on sait que nous respirons en moyenne 12 000 litres d’air par jour, on mesure l’importance d’un air de qualité chargé en ions négatifs.

Ces effets expliqueraient la sensation de bien-être que l’on rencontre au bord de la mer,
en forêt ou en montagne, même si d’autres facteurs, bien sûr, entrent en ligne de compte pour comprendre ce phénomène.

Comment faire le plein d’ions négatifs ?

La première solution, de bon sens, est d’aérer son intérieur : l’air extérieur sera toujours plus bénéfique qu’un air intérieur non renouvelé.

Il est également conseillé de disposer des plantes vertes dans les pièces de vie et dans le bureau (en moyenne une plante pour 10 m2 de surface au sol) et, durant la journée, de favoriser l’ensoleillement, en permettant au maximum l’entrée de lumière dans chaque pièce.

Les appareils électriques en cours de fonctionnement étant une source d’émission d’ions positifs, il faut veiller à les éteindre en cas de non-utilisation.

Enfin, dès que vous le pouvez, partez vous revitaliser en pleine nature : choisissez les environs d’une cascade, montez en altitude, marchez en bord de mer, baladez-vous en forêt, promenez-vous à la campagne ou dans un parc, flânez près d’une fontaine…

et respirez !

Sylvie Pronost, sophrologue

Photos Unsplash

Auteur : Sylvie Pronost

Un site pour vivre mieux sa vie : relaxations guidées, outils de sophrologie et philosophie de vie. Un site antistress :)

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