Bien respirer : les conseils naturo

Nous inspirons et expirons environ quinze fois par minute. Quoi de plus naturel et de plus vital ?! « Avoir le souffle coupé, être à bout de souffle, le dernier souffle »… autant d’expressions qui illustrent l’importance fondamentale de la respiration.

Bien respirer permet, outre de nourrir nos cellules en oxygène, de gérer l’équilibre acido-basique et  le capter l’énergie vitale et nous relaxer.

Mais pour maintenir une bonne hygiène au niveau respiratoire et donc éviter les patho­logies au niveau ORL, encore faut-il suivre quelques règles de prévention en matière de santé.

Les trois rôles de la respiration

Rôle 1 : nourrir les cellules et évacuer les déchets

La respiration est la seule fonction orga­nique qui soit automatique (c’est-à-dire non consciente et non volontaire), gérée par le sys­tème nerveux autonome et sur laquelle nous pouvons tout de même agir, par des tech­niques respiratoires de relaxation notamment.

La première fonction de la respiration est d’apporter de l’oxygène à toutes nos cellules (tissus, sang, cellules, muscles, cerveau) et d’éva­cuer le dioxyde de carbone (C02), un déchet gazeux produit par les cellules lorsqu’elles uti­lisent l’oxygène.

Naturellement, l’inspiration est active : le diaphragme s’abaisse, les poumons se gonflent ; à l’inverse de l’expiration, qui est passive, et durant laquelle le diaphragme remonte.

A savoir : nous respirons environ 8 litres d’air par minute !

Rôle 2 : gérer l’équilibre acido-basique

Les poumons sont considérés, en naturopa­thie, à la fois comme un émonctoire (organe spécialisé dans l’évacuation des déchets) pour les déchets « colles » (déchets suintants, puru­lents, principalement issus du métabolisme des glucides et des protéines végétales – dont le gluten) et comme un système tampon parti­cipant à la gestion de l’équilibre acido-basique. En effet, en évacuant les acides volatils (issus du métabolisme des glucides) via le C02 et l’eau, les poumons permettent de diminuer l’état d’acidification des tissus.

Ainsi, une hyperventilation volontaire (expi­ration de plus de C02 et excès d’02 dans le sang) permet de diminuer l’acidose.

Retenons donc que, pour intensifier l’éli­mination des acides volatils, il faut augmenter les échanges respiratoires (en pratiquant une activité physique par exemple).

Dans la gestion de cet équilibre acido-basique, les reins participent à l’évacuation des acides fixes (issus de la dégradation des protéines animales).

Rôle 3 : capter l’énergie vitale et se détendre

C’est ce que nous faisons lorsque nous respi­rons en conscience, un air le plus pur possible.

A l’inspiration, gonfler le ventre et apporter le souffle en conscience dans le corps et, à l’expiration, rentrer le ventre (en remontant le périnée). Plusieurs cycles respiratoires en conscience par jour permettent d’amener le calme dans le corps et le mental et de se recen­trer. Très important quand le stress commence à nous envahir ou lorsque nous ne sommes pas assez présents à ce que nous faisons. Cette respiration ventrale permet même un massage du système digestif !

Lorsque nous sommes trop stressés, nous avons bien souvent tendance à adopter une respiration thoracique (haute), ce qui empêche une oxygénation optimale des tissus et n’ap­porte pas la détente. Dans ce cas précis, nous utilisons davantage les muscles accessoires de la respiration (intercostaux externes, internes, abdos et muscles sterno-cléido-mastoïdiens), ce qui peut causer des torticolis, des raideurs dans les cervicales, etc.

Pour soulager certaines douleurs, il est conseillé de pratiquer cet exercice en visuali­sant une lumière claire et en l’amenant dans la zone douloureuse et de la chasser sous forme de lumière plus sombre à l’expiration.

Les personnes au tempérament nerveux auront intérêt à pratiquer ces exercices, et en particulier des respirations ventrales leur per­mettant de se recentrer et de se détendre.

Bien respirer, ou prévenir les pathologies ORL

Lorsque les pathologies du système respi­ratoire deviennent chroniques, il est vivement conseillé de faire un travail sur le terrain afin d’empêcher leur réapparition. Les rhumes, bronchites fréquentes, sinusites, angines, ten­dances allergiques sont autant de signes d’aci­dose et d’un terrain intoxiqué.

Ainsi, on veillera à adopter une hygiène de vie permettant de gérer au mieux notre équi­libre acido-basique, et notamment à :

artichauts bien etre du foie

  • Booster son immunité, avec l’échinacée, le bourgeon de cassis, l’extrait de pépins de pamplemousse ou des champignons comme le shiitake, le maïtake ou le reishi, tout en renfor­çant sa flore intestinale avec des probiotiques.
  • Drainer le foie (à l’aide de plantes telles que l’artichaut, le romarin, le curcuma, le pissenlit…) afin d’évacuer les toxines accumulées et de l’aider à retrouver un fonctionnement optimal ; en effet, lors de pathologies ORL (produisant du mucus, donc des déchets colles), le foie et les intestins sont les premiers émonctoires à évacuer ces déchets. Lorsque le foie ou les intestins sont trop encombrés de toxines, et donc pas en état de fonctionnement opti­mal, les déchets viennent s’accumuler sur des émonctoires secondaires dérivatifs que sont la peau (les muqueuses) et les poumons, entraî­nant rhumes, asthme, eczéma… Ce drainage est à faire deux fois par an, au printemps et à l’automne (drainage plus doux).
  • Se revitaliser avec des vitamines, des oli­goéléments.
  • Bien s’oxygéner par des exercices respira­toires et pratiquer des exercices de gestion du stress et des massages.
  • Adopter une alimentation adaptée, en supprimant notamment les laitages de vache (car producteurs de mucus) mais aussi en adoptant une alimentation alcalinisante.
  • Adopter une hygiène de vie adaptée : bien dormir, se nettoyer les voies respiratoires (nettoyage du nez avec un Iota par exemple), marcher, pratiquer des respirations ventrales, ne pas fumer…
  • Suivre des monodiètes pour accompagner les cures de détoxication (visant le foie) : durant un à trois jours, ne consommer qu’un seul type d’aliments (par exemple pomme de terre ou riz complet ou pommes).
  • Respirer un air le plus pur possible : étant donné que nous ne pouvons pas agir directement sur la qualité de l’air que nous respirons, aérer les intérieurs et s’entourer de plantes qui permettent de dépolluer l’air (comme la vigne vierge) et choisir des matériaux pour les meubles, les peintures, … les moins toxiques possible.

Dans certains cas, lorsqu’il y a trop d’acidose (un naturopathe est à même de vous conseiller), il est utile de prendre des compléments alimentaires permettant de désacidifier, comme les citrates de magnésium, de potassium ou de calcium.

Lors de processus inflammatoires chro­niques (infections ORL au long cours et à répétition), penser aussi à suivre un régime anti-inflammatoire, qui consiste à adopter une alimentation semi- végétarienne s’apparentant au régime méditerranéen ou crétois (oméga-3, sucres à index glycémique bas issus notam­ment des fruits et légumes) et à limiter, voire supprimer, les aliments pouvant être respon­sables d’inflammations (acides gras saturés pré­sents dans les graisses animales, sucres blancs raffinés à index glycémique élevé).

Enfin, remplacer les laitages de vache par une autre source de calcium : laits végétaux (à base d’amande notamment), amandes complètes et non salées, tofu, sardines (à consommer avec leurs arêtes), moules, crevettes, légumes à feuilles vertes (comme les blettes, les épi­nards, le cresson, qui contiennent cependant de l’acide oxalique, donc à consommer avec modération), les choux, algues, sésame et même ortie !

Des plantes au secours des pathologies ORL

Aromathérapie

En premier lieu ce sont les huiles essentielles qui s’avèrent très efficaces dans un traitement d’attaque. L’eucalyptus radié, le tea tree, le niaouli, le ravintsara, les pins sont de grandes huiles respiratoires, notamment pour les infec­tions respiratoires hautes comme un rhume ou une sinusite. Pour lutter contre les infections respiratoires basses, comme une bronchite, on peut rajouter aux huiles précédentes, de la can­nelle, de l’origan compact ou de la sarriette, du thym à thymol, de la menthe poivrée et appli­quer ce mélange sur les bronches directement. Attention à diluer ces huiles dans de l’huile végétale car elles sont dermocaustiques (brûlent les muqueuses).

Modes d’utilisation : en inhala­tion, en application locale (de 1 à 2 gouttes sur la zone concernée : poumons, sinus…), en massage sur la voûte plantaire, en onction le long de la colonne vertébrale et en diffusion… mais aussi dans un mouchoir ! En ingestion : sur les conseils d’un thérapeute.

Du fait de leur très forte concentration en principes actifs, la posologie est à la goutte près.

Phytothérapie

Les plantes suivantes ont une action ciblée suivant les symptômes :

  • stimulent l’immunité : l’échinacée ; l’éleuthérocoque ; le cyprès (contre-indica­tions : maladies auto-immunes – attention aux interactions médicamenteuses) ;
  • anti-infectieuse, antibactérienne et antivi­rale : thym ;
  • antivirale : sureau (pour les angines, la grippe notamment) ;
  • antibactérienne : réglisse (et anti-inflamma­toire intestinale) ;
  • anti-toux : bouillon-blanc, hysope;
  • adoucissante des voies respiratoires : mauve, coquelicot.

A prendre en tisane, en solution liquide, en teinture mère, en gélules… suivant les doses indiquées. (…)

Vitamines et oligoéléments

Les nutriments suivants sont impliqués dans la réaction inflammatoire et les défenses immunitaires, ainsi que dans la lutte contre les phénomènes de stress oxydatif, qui altèrent cellules et tissus:

  • le soufre pour les affections bronchopul­monaires et la peau (prendre 1 ampoule le matin à jeun sous la langue pendant 3 à 4 semaines) ;
  • le zinc (source alimentaire : huîtres, coquillages, céréales complètes, germe de blé, foie…);
  • la vitamine C (source alimentaire : acérola, cynorrhodon, agrumes, cassis, kiwi, chou, persil, poivron…) (attention : la vitamine C est détruite à la chaleur et à la lumière) ;
  • la vitamine D (source alimentaire : poissons gras des mers froides, jaune d’œuf, foie).

La symbolique des maladies du système respiratoire

Les problèmes du système respiratoire peuvent nous parler de notre difficulté à nous protéger face au monde extérieur et sont en lien avec la tristesse, notre difficulté ou refus d’oublier, de pardonner, voire notre désir de régler des comptes.

En médecine traditionnelle chinoise (MTC), chaque émotion est liée à un organe particulier, tels les poumons et la tristesse. La saison la plus favorable pour travailler sur ses poumons est l’automne, la saveur qui les stimule est le piquant, le Métal en est son élément et le blanc sa couleur.

Récapitulons !

Pour prévenir les pathologies ORL, rien de tel qu’une alimentation naturelle et saine, une bonne hygiène de vie avec un sommeil suf­fisant, une bonne hygiène intestinale… et un bon moral ! Et pour lutter contre le stress et se recentrer, des respirations ventrales à faire en conscience.

par Sylvie Deguisne, Praticienne de santé naturopathe spécialisée en phytologie.

Site : www.naturoquotidien.jimdo.fr

Vous pouvez retrouver l’article complet dans le mensuel Biocontact n° 266

Photos Unsplash

Auteur : Sylvie Pronost

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